Analyse des risques : de la liste de dangers au plan de mesures

Une analyse de risques n'a d'intérêt que si elle change quelque chose sur le terrain. Beaucoup de documents existent, peu sont utilisés. Notre travail consiste à produire une évaluation que votre encadrement comprend, que vos collaborateurs reconnaissent, et dont les mesures sont réellement réalisables dans vos ateliers.

Ce que demande le cadre suisse

La loi sur l'assurance-accidents (LAA) et l'ordonnance sur la prévention des accidents (OPA) placent sur l'employeur la responsabilité de prendre les mesures nécessaires pour prévenir les accidents et les maladies professionnelles. La loi sur le travail (LTr) et ses ordonnances couvrent le second volet, la protection de la santé : ergonomie, climat des locaux, éclairage, bruit, durée du travail.

La directive CFST 6508, dite directive MSST, précise dans quels cas une entreprise doit faire appel à des spécialistes de la sécurité au travail, et ce que son système de sécurité doit contenir. La détermination des dangers et la planification des mesures en forment le coeur. C'est exactement l'exercice décrit ici.

Selon votre situation, l'exigence se remplit par une solution par branche, une solution par groupe d'entreprises ou une solution individuelle. Le choix a des conséquences pratiques : nous en parlons avant de commencer, pas après.

Notre méthode, en dix étapes

Elle ne varie pas, que l'on travaille dans un atelier de mécanique, une cuisine industrielle ou un site de production chimique.

La hiérarchie STOP n'est pas une formalité. Supprimer le danger, puis le substituer, puis agir par des mesures techniques, puis organisationnelles, et seulement en dernier recours par l'équipement de protection individuelle. Un plan d'action qui commence par des gants et des bouchons d'oreilles est un plan d'action qui n'a pas cherché.

Sécurité et hygiène du travail

Les accidents se voient. Les expositions, non. Nous traitons les deux.

Côté sécurité : machines et protecteurs, consignation, travaux en hauteur, espaces confinés, circulation interne, coactivité, travaux à chaud, électricité, incendie et explosion.

Côté hygiène du travail : poussières et fibres, fumées de soudage, solvants et composés organiques volatils, métaux, désinfectants et biocides, gaz et vapeurs, bruit, vibrations, chaleur et froid, rayonnements, éclairage, ventilation et qualité de l'air intérieur, agents biologiques, ergonomie.

Pour une exposition chimique, l'évaluation part de la substance, de sa forme, des voies d'absorption, de la durée et de la fréquence réelles, puis se confronte aux valeurs limites publiées par la Suva. Une valeur limite respectée ne signifie pas absence de risque : les effets CMR, les sensibilisants, les pics d'exposition, les mélanges et l'absorption par la peau demandent un raisonnement propre. Quand l'observation ne suffit pas à conclure, nous le disons, et nous proposons une campagne de mesures.

Les situations qui demandent une évaluation séparée

Trois cas reviennent régulièrement et se traitent à part : les produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, la protection de la maternité, et les jeunes travailleurs ou apprentis. Pour la maternité, une analyse de risques spécifique est requise dès lors que l'entreprise occupe des femmes à des postes présentant certaines contraintes, et elle doit être réalisée par une personne compétente. Nous la menons séparément, avec ses propres conclusions.

Ce que vous recevez

Le rapport distingue toujours ce qui relève d'une obligation légale, d'une recommandation Suva ou CFST, d'une norme technique, et de notre avis professionnel. Cette distinction évite deux erreurs coûteuses : traiter une recommandation comme une obligation, et l'inverse.

Combien de temps

Pour une PME d'un seul site, comptez une visite d'une demi-journée à une journée, puis une à deux semaines pour le rapport. Les sites multiples, les procédés chimiques et les chantiers demandent davantage. Nous le disons avant, pas pendant.

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